Cambodge

Grâce à Village Monde, la LOJIQ et la fondation Air Canada, je quitte le samedi 25 mars vers une aventure hors du commun pour le Cambodge. Je vous invite à suivre ici le récit quotidien (selon le wi-fi!) de mes aventures en cette merveilleuse terre d’Asie!

Pour en savoir plus sur le début de mon aventure, voici les articles reliés à ce voyage suivi  de mon journal quotidien!

Découvrir le Cambodge local

Voyager hors des sentiers battus avec Village Monde

Récit au jour le jour:

Départ pour le Cambodge!

25 mars- C’est parti!

Mon amie Dorothée est venue me chercher tôt pour l’aéroport. Malgré l’excitation du voyage, j’avais quand même passé une bonne nuit, mais j’avais hâte de partir et c’était super d’avoir un visage familier pour m’accompagner vers le départ.

Je rencontrais à 8h00 Marie-Andrée de Village Monde avec Marie-Julie (de Taxi-Brousse). Nous avons aussi reçu nos cellulaires pour le voyage et quelques dernières indications. C’est un départ vers Toronto, petit vol d’une heure après lequel nous avons profité de l’entrée gratuite au lounge Maple Leaf, d’Air Canada, gracieusement donné par la fondation Air Canada. C’était ma première fois dans ce lounge VIP, et wow, je peux comprendre que certains arrivent en retard à leur vol quand tu es si bien installé avec nourriture et alcool inclus! Pâtes, salades, crudités, biscuits, pretzels…Une heure d’attente bien occupée! 😉

Puis, c’est l’embarquement pour notre long vol de 14h. Comble de bonheur, Air Canada nous a upgradé à la classe Économie Plus, plus d’espace, de plus grands sièges, un choix de repas, petites serviettes chaudes avant de manger. Gé-ni-al. Un vol aussi long quand on est aussi confortable, c’est beaucoup plus facile. Et comme j’étais sur le bord de l’allée, j’ai pu me lever régulièrement prendre des petites marches et faire des étirements. Je n’ose même pas imaginer ce que c’est d’être en première classe avec les sièges-lits, le rêve! On a aussi la chance d’être dans le nouvel appareil d’Air Canada, le B787, tout neuf, tout beau, tout propre avec des hublots super technologiques qui se teintent à la poussée d’un bouton. (Photo à venir- vidéo sur Snapchat!). Surprenamment, j’arrive quand même à dormir on and off pendant le vol, ça fait du bien.

On arrive bientôt à Incheon, Seoul, un des tops aéroports au monde. Marie-Julie et moi avons bien hâte de voir ca!

26 mars- Séoul

Un dernier arrêt avant le Cambodge, j’ai mangé 5 ou 6 repas depuis le départ, et je ne sais plus trop quel jour on est! Haha

L’aéroport de Incheon est très grand et finalement on a passé notre escale à se rendre du point A au point B, à notre gate de départ, tout en passant par le comptoir de Korean Air pour obtenir notre carte d’embarquement. Pas d’upgrade cette fois-ci, et mine de rien, de passer d’un vol de 14h bien installé à un vol plus court, mais tout pogné, ça paraît! On prend un autre repas, spicy Korean chicken and rice for me, boeuf et nouille pour MJ.

Ah, ce cher dernier vol, qui est toujours un peu de trop. J’étais relativement en forme après le long vol, mais là, le vol prend 1h de plus que prévu, il fait chaud, et je commence à avoir très hâte d’arriver! Je tombe constamment endormie, que quelques minutes, avant que ma tête rebondisse dans la vide. Je vérifie le temps restant au vol….2h….me semble qu’il reste 2h depuis 2h! Eh oui, voler en Asie, c’est long!  En espérant que tout se passe bien à notre arrivée à l’aéroport!

Heureusement, une fois à l’aéroport, tout se déroule bien et rapidement. On paie le 33$US (cash-thank god que j’en avais sur moi!) pour le visa, passe rapidement les douanes, nos sacs à dos sont déjà sur le carrousel et Meng, notre guide, nous attend à la sortie! Meng nous aide à acheter nos cartes SIM directement à l’aéroport sauf qu’on n’a plus de liquide…donc c’est lui qui paie! Oups! On quitte l’aéroport en voiture et on tente de trouver un guichet. Celui auquel on s’arrête ne semble pas fonctionner avec nos cartes, tant pis, ça ira à demain, direction hôtel!

On a chacune nos chambres au Town View hotel, l’endroit est propre, après une bonne douche, c’est le dodo qui m’attend! On verra bien combien d’heures j’arrive à dormir! 😉 Demain matin on quitte déjà Phnom Penh direction Kratie, à environ 4h de route! Bonne nuit!

27 mars- Kratie

Après une pas pire nuit de sommeil, je me réveille vers les 6h du matin, ouvre les rideaux et découvre la ville de Phnom Penh devant mes yeux, wow, on est vraiment là, je n’y crois pas!
Marie-Julie cogne à ma porte un peu avant 8h afin que l’on descende ensemble prendre notre déjeuner (inclus).J’ouvre la porte et, nous étions habillées pratiquement pareilles! Haha Chandails blancs et pantalons 3/4 beiges. Trop drôle!

Je prends une omelette, du riz, un peu de fruits et des rôties, après tout, on ne sait pas vers quelle heure on arrêtera manger pour le lunch donc aussi bien se remplir la panse! Rendez-vous à 9h00 avec Meng dans le lobby, on quitte ensuite vers Kratie. Tout d’abord petit arrêt à un guichet pour récupérer des sous, puis un autre arrêt au dépanneur pour acheter des bouteilles d’eau et se faire faire du change par le fait même.
La route est d’abord en asphalte et relativement droite, puis ça se gâte. Nul besoin de vous dire que pendant 4h, c’est des dépassements sur des routes étroites, des gens à moto avec leurs petites familles au complet, des transporteurs de légumes, des gros camions et d’autres voitures qui dépassent aussi, en sens inverse! J’ai fermé les yeux à quelques reprises et j’ai pris un gravol (sans somnolence), juste au cas 😉 Je retrouve toutefois l’Asie telle que je l’ai connu lors de mon passage en Thaïlande il y a plus de 10 ans ; la cuisine de rue, et surtout, le chaos routier! Environ à mi-chemin, on s’arrête sur le bord de la route acheter des noix de cocos, avec des pailles…hmm de la bonne eau de coco, ça replace du décalage horaire ça!! Sauf que ça donne aussi envie de pipi et il n’y a pas vraiment d’arrêt toilettes dans le coin, faudra que je patiente encore un peu!

On arrive à notre Guest House, Le Tonlé vers 14h45, un peu affamées par la route parcourue. Heureusement, Le Tonlé a aussi un restaurant qui a une carte très variée allant du spaghetti à la soupe au poisson. On s’entend que les spécialités locales sont meilleures 😉 Je prends un sauté brocoli et champignons, alors que MJ se laisse tenter par le plat de poisson Amok.

Meng nous rejoint vers 15h50 ce qui nous laisse tout juste le temps de manger et monter explorer nos chambres. La mienne est de l’autre côté de la rue alors que celle de Marie-Julie est juste au-dessus de la réception. Jolie petite chambre, avec filet anti-moustiques, juste assez grande. La salle de bain commune est située plus loin sur le même étage et semble très propre.

Meng nous amène ensuite à Le Tonlé Tourism Training Center. C’est à cet endroit que le staff du Guest House est formé pour ensuite venir mettre en pratique la théorie apprise, avant de quitter pour un autre établissement de la région.

On rencontre Julie (Training manager) et Mic (volontaire et professeur d’anglais) qui sont au centre de formation depuis plusieurs mois. Ils nous expliquent que le programme a débuté en 2007 mais que depuis, les investissements et fonds diminuent toujours d’une année à l’autre mettant en péril l’éducation donnée aux jeunes de cet établissement. Le but du centre? Donner une option de carrière intéressante dans le domaine hôtelier et F&B à des jeunes adultes provenant de familles démunies. Toutefois, les places étant limitées, les critères d’entrée sont plutôt strictes; 10 filles et 10 garçons sont admis à tous les 3 mois, et doivent avoir au moins 16 ans, avoir une éducation d’au moins la 9ième année, et être classifiés selon le gouvernement comme provenant d’une famille pauvre (ce qui représente à vrai dire la grande majorité des cambodgiens, selon ce qu’explique Mic). Les filles, elles, demeurent au centre, alors que les garçons sont dans une résidence à proximité. Une fois les cours terminés en 3 petits mois (ce qui n’est pas nécessairement suffisant), les élèves viennent travailler à Le Tonlé quelques mois (jusqu’à 6 mois maximum), avant de trouver un autre emploi. Les invités du Guest House sont donc grandement incités à commenter le service reçu afin d’aider chaque employé à s’améliorer! De nos jours, cette initiative est encore possible grâce à une société d’investissement en coopération internationale Suisse, la Swisscontact, mais évidemment, toute la communauté (et les voyageurs surtout!) doit mettre la main à la pâte pour voir ce programme continuer son bon travail

Retour à notre hébergement, encore plus contente qu’avant de rester ici et d’encourager ce beau programme en y demeurant, on passe d’abord par le bord du Mékong pour assister au coucher du soleil.

Façon plutôt magique de bien terminer la journée en regardant les embarcations flotter au gré du courant alors que le soleil tire sa révérence vers 18h.

Nous avons une belle journée en perspective demain, peu de voyagement de prévu comme nous traverserons le Mékong vers l’île de Koh Trong…Bien hâte de découvrir cela! A ce qu’il paraît, pas d’électricité (ni wi-fi!) sur cette île! Donc n’attendez pas de nouvelles demain comme nous irons dormir chez l’habitant avant de revenir passer une nuit ici à Le Tonlé.

 28 mars Koh Trong

Petite dédicace à ma sœur à qui c’est l’anniversaire aujourd’hui! 🙂

Couchée tôt hier soir (trop tôt?) vers 21h, je me retrouve avec un léger problème d’air climisatisé…c’est trop froid et après une douche fraîche, je grelotte littéralement dans mon lit. Je ne trouve aucun contrôle pour réduire l’intensité, ou même l’arrêter…beau problème me direz-vous, surtout dans un pays où il fait 26 la nuit. Mais en même temps, ce n’est pas plus agréable avoir froid qu’avoir chaud. J’aurais dû sortir de mon lit et aller demander à la réception mais je pensais bien pouvoir me réchauffer un peu. Hélas, je me réveille à plusieurs reprises (décalage oblige) et j’ai toujours aussi froid. Je me couche avec mon hoodie et je m’habrille avec mon foulard 😉

3h30AM, rien à faire, je suis totalement réveillée…je me suis peut-être couchée un peu trop tôt finalement. Je tente de me rendormir mais mon voisin ronfle, le coq s’est mis à chanter et les chiens à leur répondre…Tant pis, sauf que là, jai faim! Vive les barres de protéines que j’ai apportées au cas où 🙂 Marie-Julie est déjà debout aussi, et semblerait-il, tout aussi gelée que moi :p On va aller se réchauffer avec un petit jogging matinal une fois le soleil levé.

Je dois aussi préparer mon petit sac à dos aujourd’hui comme on quitte pour l’île de Koh Trong, située juste en face de Kratié. Comme nous serons de retour à Le Tonlé demain soir, on part avec le strict minimum pour la journée et la nuit. Nous dormirons chez des habitants locaux qui désirent faire partie du réseau de Village Monde. Nous serons donc en quelque sorte les « évaluateurs » de cet hébergement comme évidemment tous les hébergements proposés par Village monde ont préalablement été testés et approuvés.

Jogging vers 6h15, on se trouve hot d’être debout si tôt, mais je me rends bien compte que la ville au complet est non seulement éveillée, mais active! Les enfants entrent à l’école, les moines sont déjà au travail à la pagode et la construction débute à notre retour vers 7h00! D’après moi, la chaleur de la journée doit ralentir un peu le rythme donc tous s’activent très tôt à leurs tâches quotidiennes.

Meng est toujours avec nous et pour cette excursion, est accompagné de sa fiancée Sue, très gentille. Le bateau quitte le quai principal vers les 9h, il fait déjà très chaud et une fois arrivés sur l’île, on doit traverser l’immense plage qui nous amène au village. Les gens sont quand même organisés, il y a des petites palettes de bois qui font un chemin pour les motos et bicyclettes. Nous, on est à pied, et on se fait dépasser (et tasser!) par tous ces passagers pressés. A l’entrée du village, un petit dépanneur, ou plutôt, la maison de gens qui vendent des trucs pour les voyageurs. Meng nous achète des noix de coco pendant que l’on attend notre transport pour faire le tour de l’île, un cheval et sa charrette. Quand on parle de charrette ici, on parle vraiment de 2-3 bouts de bois cloués ensembles puis installés sur 2 roues. Assez rudimentaire et on y sera installé à 4 pour parcourir les 16kms de l’île! Eh bien! Le truc c’est que le soleil tape vraiment…il fait une chaleur presqu’insupportable et il n’est même pas 9h30. On se balade sur la « route » qui est parfois en béton, parfois en terre battue, de la largeur d’un trottoir ! L’île compte 427 familles donc environ 2000 personnes sur 220 hectares. Aucune voiture, que des mobylettes, vélos et des charrettes.Sur la rive opposée de l’île, on découvre un village de pêcheurs vietnamiens, installés dans des maisons flottantes à proximité de l’île. C’est fascinant de voir leurs petits réseaux de maisons toutes attachées les une aux autres, formant ainsi un village avec tous les services de base.
La visite se poursuit malgré à chaleur et on fait un petit arrêt au Koh Trong café pour se prendre de l’eau et se retirer du soleil pendant un instant.

On quitte le café après une trentaine de minutes et s’être entretenues avec le proprio, un père de 7 enfants, professeur à la retraite, qui s’occupe maintenant du café avec ceux qui sont encore au foyer. Il nous montre ensuite son jardin où il fait pousser des chilis, laitue, poivrons, et autres légumes et fleurs.

Nous devions allés planter un arbre à notre nom sur l’île mais vue la chaleur accablante, on se rend directement à notre hébergement qu’on a d’ailleurs bien hâte de découvrir.

Il s’agit d’une maison sur pilotis comme bien des maisons ici au Cambodge et plus particulièrement sur l’île. Dans le fond, en haut de l’escalier, on retrouve une grande pièce principale sur petite latte de bois, et en-dessous, tout ouvert, hamac, tables, corde à linge. Il y a l’électricité finalement, mais définitivement pas de wi-fi. C’est donc ici que nous dormirons cette nuit. 2 options- la chambre privée avec lit double ou un matelas simple chacune par terre dans la grande pièce. On opte pour la chambre, question de pouvoir avoir notre espace, même si on partage un lit :p

Vers midi, on nous sert le repas à une table installée dans la grande pièce – Sauté de légumes, porc, champignons frits, soupe au poisson et bien sûr, riz! C’est relativement bon quoi que huileux et un peu gras. Les installations dans la maison sont très rudimentaires. Il y a de l’électricité (mais je ne crois pas beaucoup d’éclairage pour le soir), pas d’eau courante, pas de papier toilette, ni de lavabo pour se laver les mains. Pour se laver, c’est avec un grand sceau qu’on fait ça! C’est une expérience en soit de venir ici, demeurer directement chez les gens. Meng me dit que la famille peut recevoir jusqu’à 20 personnes à coucher dans la pièce principale. Bien hâte de voir de quoi aura l’air notre nuit à cet endroit. Côté coût, un matelas dans la pièce commune coûte environ 3$ US la nuit, et une chambre privée, 5$. Donc très très raisonnable comme prix!

Petite sieste dans un hamac sous la maison et à 14h00 nous rencontrons M Ban Bun, chef du tourisme communautaire sur l’île. Il ne parle pas anglais donc Meng nous sert de traducteur afin que l’on comprenne un peu mieux l’industrie touristique de Koh Trong.

M. Ban nous explique que l’île a commencé à recevoir des touristes en 2009 comme c’est en 2008 que Oxfam Angleterre décide d’investir et surtout, d’aider la communauté à développer son industrie touristique. Depuis, le nombre de touristes ne cessent d’augmenter et on retrouve maintenant sur l’île 6 « Home Stay », 1 « Guest House » et un hôtel del ‘luxe » (60-70$US la nuit). Oxfam s’est retiré en 2011 et c’est depuis que M Ban Bun et la communauté gèrent entièrement l’industrie touristique de Koh Trong. Ce qui freine un peu le développement touristique est surtout le fait que l’île ne possède pas internet (et donc pas de site internet pour donner l’info aux touristes), et également la barrière de la langue, l’anglais étant très peu, voir pas du tout, parlé ici. On communique par les gestes la plupart du temps avec les locaux!

Une fois le passage du chef terminé, Meng nous amène à l’hôtel de « luxe » situé à 150 mètres de nos hôtes,où l’on peut se baigner comme visiteur pour 5$…Une bonne baignade après avoir eu si chaud, ça serait parfait! Mais l’eau est évidemment aussi chaude, sinon plus, que la température extérieure :p Pas grave, ça fait du bien, surtout que je ne risque pas de prendre de douche ce soir! L’endroit est toutefois vraiment très beau, très luxueux en effet, gros contraste avec notre hébergement voisin 😉

Juste avant le retour  à notre maison, nous allons finalement planter l’arbre qui sera à notre nom sur l’île de Koh Trong! L’heure du souper approche. Ce soir au menu, poisson frit, légumes sautés et riz. La fatigue nous gagne, veut veut pas, on est encore un peu décalées et la journée a été chaude! Après souper, on tombe toutes les deux endormies (avec nos bouchons comme la maisonnée elle est encore bien éveillée) vers 20h30. Et quelle bonne nuit de sommeil on a passée! Une fois tout le monde couché, c’est le calme plat, avec une légère brise qui entre dans la chambre.
Je découvre au réveil tous les bruits de la nature qui s’activent (vers 5h00 du matin), et aussi une belle grosse araignée, dans notre filet anti-moustique, grimpée là non-challante…J’aime pas trop les trucs qui grimpent moi…! À suivre!

29 mars- De Kratié à Sambor

Alors voilà que je décide de réveiller Marie-Julie…je ne voulais tout de même pas que l’araignée lui tombe dessus et causer une panique..sauf que finalement MJ n’a pas peur de ce genre d’insectes. Elle part donc à la recherche d’un bol quelconque pour attraper la petite bête pendant que je me sauve faire ma toilette du matin. Au retour, une des dames de la maison avait pris la situation en main, après que MJ aie dû lui mimer le mot araignée. Dire que j’ai manquer ça! :p
Pour déjeuner, des œufs, du poisson, du pain, du riz, des fruits, café et thé. Une fois le déjeuner terminé, on remet des cadeaux de la Fondation Air Canada à notre famille d’accueil puis on saute sur nos moto-taxi jusqu’au traversier afin de retourner vers Kratié.

De retour donc au Le Tonlé, 45 minutes top chrono pour se changer (et prendre une vraie douche 😉 ), uploader quelques photos, vidéo et récit sur internet avant de repartir avec notre guide pour la journée, Piyha.

Aujourd’hui, on découvre la région à l’est de Kratié, en tuk-tuk! J’aime tellement ce mode de transport, et malgré qu’il fait moins chaud aujourd’hui, et un peu nuageux, on apprécie le petit vent alors qu’on roule sur les routes cahoteuses. A peine parties du Tonlé qu’on arrête sur le bord de la route à un petit stand de nourriture pour découvrir une collation typiquement cambodgienne, le Bamboo Sticky rice. Il s’agit d’un morceau de bamboo, rempli d’un mélange de riz collant, noix de coco, sucre et fèves. Chaque morceau est ensuite fermé par la peau de la noix de coco. Puis, c’est cuit pendant 1h30 directement sur le feu, à raison de plusieurs rotations pour que tout soit bien cuit.Tous les matins, la dame et sa famille se lèvent tôt pour en préparer plusieurs afin de les vendre aux passants. Le résultat? Une collation qui remplie l’estomac et qui est bien sucrée!

Plusieurs activités sur la liste aujourd’hui, on débute d’abord par Sambok Hill, une pagode et ses temples bouddhistes où séjournent, en plus des moines, quelques singes. Plusieurs marches nous séparent du haut de la colline, mais ça vaut la peine car les temples sont magnifiques et tout y est tellement paisible. On y croise d’ailleurs quelques singes mais Piyha mentionne qu’ils sont plutôt agressifs, donc on reste loin.

Retour sur le Tuk Tuk pour se rendre faire une balade sur l’eau pour découvrir les dauphins du Mékong. Eh oui, il y a une population de dauphins dans la rivière et il y a 5 endroits qu’on peut tenter de les observer.Je dis bien tenter parce qu’on les voit sortir de l’eau très rapidement, impossible de les attraper sur caméra. Ces dauphins ne ressemblent en rien aux dauphins de chez nous. Ils ressemblent plus à vrai dire à des bélugas, mais gris.

Prochaine destination, Sambor, quelques 22 kilomètres plus loin, pour aller y voir la Pagode aux 100 piliers. La Pagode est en effet magnifique et Piyha nous raconte la légende entourant la construction de ce temple. Attention, il ne faut pas que je me mélange parce qu’il y a aussi une grosse légende entourant la présence de dauphins dans le Mékong! Haha! Je vous résume vite vite l’histoire, parce qu’elle est complexe et longue :p En gros, un apprenti du roi s’est transformé en crocodile en essayant la magie noire, et voulant sauver la fille du roi d’une mort certaine, le crocodile la tua, donc, le temple est en son honneur. Il y a beaucoup plus de subtilités à l’histoire mais bon à retenir; le temple est pour la fille du roi, et a été construit en 1829. D’ailleurs les 116 piliers (même si le nom est « aux 100 piliers ») auraient été construits sur des vierges sacrifiées. Toutes ces histoires et légendes sont magnifiquement illustrées près du temple. Nous en avons profité pour faire une prière à Buddha et lui remettre une offrande.

Dernier arrêt avant le lunch, le centre de conservation des tortues. Il s’agit vraiment d’un endroit très petit où quelques aquariums accueillent une tortue à carapace molle chacun. En fait, ce type de tortue étant en voie d’extinction, l’endroit prend sous son aile les bébés tortues dès leurs naissances à 10 mois afin de s’assurer qu’elles grandissent bien, avant de les relâcher en nature au bord du Mékong.

Mais rendu là, il était 1h30 et on commençait à avoir faim, le Bamboo Sticky rice étant bien loin dans notre estomac. Piyha nous amène à un restaurant très local juste en face de la Pagode. Au menu, des trucs préparés d’avance; riz, poulet (tout le poulet tsé) et du porc (tout le porc aussi!) dans des bouillons, quelques fèves.Je l’avoue, malgré la faim, je n’ai pas beaucoup mangé…L’idée de mâcher du croquant qui est resté au chaud soleil m’a un peu coupé l’appétit. Par contre, pendant ce temps, on a apprits à connaître notre guide, découvrir sa vie, et ses racines. Super intéressant! Il est nouvellement marié (à 26 ans, sa femme en a 19), mais comme il travaille à Kratié, et que leur maison est sur l’île en face de Sambor, ils ne se voient qu’aux 2-3 semaines quand Piyha a congé.

C’est l’heure de parcourir les 36 kms du retour vers Kratié, mais sur la route, un dernier arrêt, Kampi, le Village éphémère, ouvert de décembre à avril, pendant la saison sèche. Il s’agit d’un « resort » flottant sur le Mékong où plusieurs quais sont installés avec hamacs. Il est donc possible d’y aller entre amis, en famille, pour pique-niquer, relaxer, se baigner, jouer. 1000 riels (35 cents) pour entrer sur le site et ensuite il y a un coût de location pour le hamac. Sur place, livraison de poulet, de poissons frais, petits stands qui vendent chips, boissons, grignottines de toutes sortes. Je suis vraiment tombée en amour avec cette place, j’y serais restée le reste de la journée! J’aime le concept, et je nous trouve chanceuse d’avoir pu voir un tel endroit considérant que pendant la saison des pluies, toutes les installations sont démontées et réinstallées l’année suivante! En plus, il y avait beaucoup d’enfants sur place et certains voulaient se faire prendre en photos…On a donc fait une petite séance bien trippante 🙂

On reprend une dernière fois le Tuk Tuk vers Le Tonlé pour arriver juste avant une averse à 17h. Ouf, une belle journée, très bien remplie! Ça prouve qu’il y a beaucoup à faire dans la région de Kratié pour y demeurer plusieurs jours!

Ce soir, dernière nuit au Tonlé comme demain on prend un bateau vers notre prochaine destination (5h-6h de transport prévu). Nous dormirons à nouveau chez les locaux et ce pour les 2 prochaines nuits. Je n’aurai sûrement pas réseau wi-fi, mais pourrai quand même mettre quelques photos en ligne via le cellulaire de Village Monde sur Instagram et Twitter.

Si la température le permet, retour au jogging demain matin vers le marché de Kratié que nous n’avons pas encore vu. A suivre…!

30 mars- Kratié vers Cheunk Kok

Je n’ai pas très bien dormi la nuit dernière, j’en ai donc profité pour refaire mon sac en vue du départ de ce matin. Debout très tôt, j’en ai profité pour aller courir et MJ est venue me rejoindre pour faire un petit 20 minutes supplémentaires. Nous voulions aller au marché de Kratié qui ouvre à 6h30, mais les indications données ne semblaient pas nous amener au bon endroit, tant pis, on doit déjeuner avant le départ prévu à 8h00 (sans compter la douche nécessaire après un tel exercice à 28 degrés!). Je me commande tout un déjeuner en prévision de notre longue journée de bateau- une omelette aux tomates et une crêpe sucre et lime. Miam!
Meng arrive au Tonlé à 8h00 comme prévu, mais se rend au marché (celui que l’on cherchait d’ailleurs!) pour aller nous acheter des provisions et lunch pour notre journée. Départ en Tuk Tuk très chargé vers le quai. Notre barque…ou chaloupe, est faite de bois, et a une plateforme surélevée au milieu, là où nous serons assis pour les prochaines heures (5h à 6h de prévues). Chaque petit mouvement menace de nous amener à la renverse mais on fini par trouver notre place et notre équilibre après peu de temps.

On croise sur notre chemin des bateaux transportant de la marchandises , quelques petits villages de pêcheurs, des vaches et des buffles à la baignade…Parfois il y a de grandes plages, à d’autres moments ce sont des falaises de sable. Comme la rivière est à son plus bas, c’est tout là-haut que la vie se passe. On relaxe, on se prélasse, on lit, on fait des siestes. Meng nous a apporté un lunch donc on s’arrête 15-20 minutes après environ 2h30 sur une plage, le temps de déguster le tout (et de laisser le temps au capitaine de manger aussi).

Après 5h, les courbatures commencent à se faire sentir mais on se repositionne comme on peut afin d’être confortable. 

Après 7h en bateau (!!), nous arrivons finalement à Kompong Cham , une grande ville dans la plus grande province du Cambodge. C’est ici que nous prendrons un Tuk Tuk pour se rendre à notre hébergement, situé dans le village de Cheung Kok, à environ 20-30 minutes. Il semble y avoir une confusion entre notre chauffeur et Meng, ou peut-être sommes-nous perdus? On s’arrête et Meng demande quelque chose à des habitants…puis nous dit de descendre du Tuk Tuk et prendre nos bagages. On s’exécute mais clairement, nous ne semblons pas être au bon endroit! Effectivement, Meng nous dit de prendre nos sacs, nous allons suivre une résidente qui nous amènera à bon port, à quelques mètres de là. L’endroit est beaucoup plus petit et plus rustique que la résidence de Koh Trong. On nous montre le matelas que nous allons partager les prochaines nuits, et encore une fois, nous avons la chance d’avoir une chambre fermée au lieu d’être dans la pièce principale. La dame qui nous accueille le fait avec un énorme sourire, elle semble heureuse de nous avoir chez elle.

Peu après notre arrivée, le vent se lève et un orage de fou éclate. Les orages ne me dérangent pas trop à la maison parce que je me sens en sécurité mais là…Vu l’espace entre chaque planche du mur et du plafond, évidemment, l’eau coule d’un peu partout. Notre hôtesse nous apporte une grande couverture de plastique à mettre sur le matelas. L’électricité lâche, ma lampe frontale fait des siennes et fonctionne une fois sur 2. Je ne suis pas des plus heureuses à ce moment-là de ma journée.

L’heure du souper sonne, et cette fois-ci, la table principale est sous la maison ce qui veut dire que l’on doit sortir à l’extérieur sous la pluie battante pour descendre souper, toujours éclairé à la torche. Ma lampe frontale fait des jaloux, la petite famille regarde mon gadget avec intérêt! 😉 Toute une aventure! Au menu, riz (dah!), légumes sautés avec porc, puis du boeuf bouilli dans un bouillon avec des légumes qui ressemblent à des épinards. Nous avons déjà un peu hâte de retrouver notre chambre, ce fut une grosse journée et vers 21h, on se couche, bouchons dans les oreilles comme les chiens aboient et les vaches et autres animaux du coin sont encore bien éveillés. Je m’endors comme un bébé comme à chaque fois en voyage après une grosse journée. La pluie se calme, le matelas est humide, je ne prends même pas la peine de mettre mon pyjama ou d’affronter la température pour aller me brosser les dents, je dors tout habillée pour me protéger des moustiques. D’ailleurs le filet anti-moustiques a tellement de trous que ça ne doit pas nous protéger tant que ça!

Réveillée à 1h15 par une pressante envie de pipi, je n’ai vraiment pas le goût de me déplacer à cette heure de la nuit dans la bécosse derrière la maison. Heureusement, MJ est aussi réveillée et doit également y aller. Aventure à 2! Haha On sort nos lampes de poches, notre papier de toilette et on se dirige à l’extérieur. Arrivée à la toilette quelques mètres plus loin, on se rend compte que plusieurs amis ont décidé de squatter la toilette turque…des dizaines de petites grenouilles…On va repasser pour le pipi là-dedans, on s’exécute à l’extérieur directement, tant pis!

31 mars- Cheunk Kok

Debout aux petites heures vu l’éveil de toute la basse-cour, et aussi le début d’une forte musique qui doit parvenir d’une Pagode à proximité (à confirmer plus tard!) je flâne jusqu’à 6h00 avant de retourner à la toilette voir si nos amis les grenouilles sont parties. Quelle chance, elles ont quitté pour la journée! Je fais donc ma petite toilette matinale, en utilisant mes super lingettes. Pas de douche ici non plus sauf un bassin d’eau stagnante près de la toilette. Je préfère donc ne pas utiliser cette eau pour me nettoyer. Je retourne à la chambre prendre mon appareil photo, notre hôtesse est entrain de préparer à déjeuner, les enfants sont prêts pour l’école, la journée commence ici et c’est beau à voir. A cette vue, je suis un peu réconciliée avec mon arrivée un peu ardue d’hier soir. La voisine berce son bébé dans un hamac, une autre est installée avec une copine sur le bord de la route et tricote. Ces scènes d’une vie quotidienne qui est si loin de la mienne me fascinent et heureusement pour vous, les gens veulent bien se laisser prendre en photo afin que je partage ces souvenirs avec vous dès mon retour.

Nous avons une journée chargée aujourd’hui qui débute dès 8h avec le petit déjeuner: Des nouilles et des œufs, parfait !

Notre guide locale Adaline, nous rencontre à 9h pour nous faire visiter le village. Elle nous explique que Cheunk Kok est un projet de l’ONG Amica qui en 2005 est venu aider le village à diversifier leurs sources de revenues en réapprenant aux locaux à tisser, tricoter, faire des bijoux, afin de revendre le tout . C’est tout de même 700 habitants qui demeurent ici! Ils ont aussi construit une grande tour réservoir et un système de canalisation afin que chaque maison aie de l’eau courante. Évidemment, ce n’est pas de l’eau que nous pouvons consommer, mais ça permet aux gens de cuisiner, laver la vaisselle et le linge directement chez eux. On visite ensuite la ferme où est produite la soie, puis on rencontre des dames qui tissent les foulards, que l’on appelle ici Krama. C’est un carré de tissu utilisé à toutes les sauces; pour se protéger du soleil, de la pluie ou du froid (l’hiver à 15 degré), ou on l’utilise comme torchon, comme jupette, comme chapeau unisexe, bref, c’est LE truc à avoir quand tu es cambodgien. On s’arrête bien entendu à la petite boutique du Village où sont vendus tous les produits d’artisanat. Le Krama se vend entre 4$ et 5$US et 75% du revenu est redonné à la personne qui l’a fabriqué. Chaque étiquette porte le nom de celle qui y a mis tout son amour. Question d’encourager l’économie locale, je m’achète une petite robe et 2 Krama dont un aux couleurs traditionnelles rouge vin et blanc.

Notre visite se termine chez le voisin d’en arrière. Un grand mariage se prépare d’ici 3 jours et quelques femmes du village nettoient des feuilles de bananiers pour les découper en rond afin de préparer le gâteau traditionnel. Adaline me demande si je veux aider et je me mets tout de suite à la tâche…Pourtant, je me trouvais pas si mal! Je dois nettoyer les feuilles avec un chiffon, tout en tentant de ne pas les déchirer! Évidemment, je vois la dame qui me suit dans la chaîne refaire mon travail! Haha 🙂 Après une trentaine de minutes, j’abandonne le groupe de femmes et revient à la maison pour le dîner.

Petite sieste entre le lunch et notre départ à 13h00 pour nos prochaines visites. Le Tuk Tuk arrive un peu tard mais on ne s’en plaint pas, il fait toute une chaleur aujourd’hui donc pas je ne suis pas pressée de retourner sous le soleil.

Premier arrêt, la tour avec vue sur la ville. Construite par les Français lors de leur passage dans la ville de Kompong Cham, on doit grimper au sommet pour admirer la vue du Mekong. Le truc c’est qu’une fois sur place, on constate que ce ne sont pas des marches pour monter en haut mais une succession d’échelles dont les barreaux sont séparés de presque 2 pieds. De la vraie escalade avec une dalle de béton en bas en cas de chute. Non merci pour moi! Je tente quand même de monter le premier étage mais la vue est bloquée par un arbre. Je redescends et on quitte l’endroit, au grand désespoir d’Adaline qui avait prévu que nous y soyons au moins 1h! En échange, elle nous amène au marché central de Kompong Cham. Un marché asiatique comme je les aime: fruits, légumes, viandes de toutes sortes à l’air libre, vêtements, sandales, manicure, pédicure, jouets, bijoux…de tout tout tout sous un même toit, très entassé! J’adore! C’est vraiment dans un marché que l’on découvre la culture d’un pays.

Prochain arrêt, le Bamboo bridge. Nous avons demandé quelques explications sur l’histoire derrière le pont en question mais la barrière de la langue nous a causé quelques difficultés de communication avec Adaline. De ce qu’on a compris, le pont relie la ville à l’île d’en face, en saison sèche seulement. Il est fait à 100% de bamboo, les voitures et motos y circulent et ca tient le coup! Y’a pas à dire, le Bamboo, c’est fait fort! Adaline veut qu’on traverse le pont aller retour qui doit bien faire 500m, mais au gros soleil tapant, on se contente de faire quelques mètres pour tester la solidité, prendre quelques photos et surtout, se tasser du chemin alors que les véhicules circulent! Encore une déception pour notre chère Adaline. Clairement, on skip trop rapidement les activités!! Oups!

On se rend ensuite en Tuktuk vers Mountain men. La balade nous aère un peu. Arrivées à la montage, on retrouve une pagode, statues et temples somptueux. Selon ce qu’on a compris, la construction est assez récente…mais encore là, barrière de la langue, on a sûrement mal compris. Info à vérifier quand j’aurai accès à du wi-fi!

La légende voudrait que, dans le temps, c’était les femmes qui demandaient en mariage les hommes. Tannées de cette tradition, les femmes ont proposé un défi aux hommes, celui de construire la plus haute montagne en 24h. Il y a eu un peu de tricherie dans l’histoire mais, comme les femmes ont finalement gagné, c’est pour cela qu’aujourd’hui ce sont les hommes qui font les demandes en mariage! Eh ben!

Nous nous promenons donc sur la montagne des hommes quelque temps, en visitant 1 temple, et aussi un genre de mémorial dédié aux victimes du régime des khmers rouges dans lequel on retrouve des crânes des victimes.

De retour au Tuktuk, Adeline nous informe que la montagne des femmes a 200 marches à monter et nous demande si nous voulons y aller. On lui dit oui, et on verra rendu sur place si on monte toutes les marches ou pas…Sauf que clairement, on s’est mal comprise, on part dans la direction opposée. On se dirige donc vers un lac dont j’oublie le nom, où l’on peut voir des buffles se baigner. Il est rendu environ 15h30, il fait plus de 40 degrés et nos réserves d’eau sont presqu’à sec…et les buffles décident d’aller se baigner un peu plus loin d’où nous sommes. A contre-jour, soleil dans le visage, on tente aussi bien que mal de les voir et photographier mais on finit par abandonner, et se retourner pour aller voir les champs de nénuphars à côté! C’est l’heure du retour à la maison, encore là, la petite balade en Tuktuk fait du bien! Une fois arrivée, nous prenons le temps de rassembler la si gentille famille chez qui l’on demeure afin de leur remettre quelques cadeaux de la fondation Air Canada. La dame est ravie et fait la pose 🙂 Si vous passez par le village, voyez si la famille porte fièrement nos cadeaux!

Alors que le souper est en préparation, je quitte prendre une marche pour prendre quelques photos à la belle lumière de fin de journée. Vers la sortie du village je croise plusieurs vaches, des enfants à vélo et dans le champs, juste en face de moi, des buffles! Yé! Ils sont super proches en plus et la lumière est belle. Je me gâte et prends plusieurs clichés avec mon appareil.

Sur le retour vers la maison, je prends en photos quelques enfants puis rentre satisfaite (et dégoulinante de sueur) de ma petite expédition!

Pour souper ce soir, riz, patates style frites, légumes verts sautés avec du porc puis des œufs.
Demain, départ prévu à 8h00 vers Phnom Penh pour un 3h de route…à l’air climatisé!! Et retour à l’hôtel- une bonne douche va faire du bien!!! 🙂 Le grand luxe! HihiCe fut un séjour mémorable, dans tous les sens du terme. Notre famille étant si accueillante, difficile de rester un peu sur mes premières impressions. Les gens ici sont si souriants et accueillants, c’est fou! J’ai bien adoré mon expérience dans ce petit village, même si je me rends compte qu’avoir une douche est un peu un minimum pour moi côté confort. Dans la vie, il faut tester ses limites et tenter de vivre autre chose, voilà c’est fait! Certainement, je recommande à qui veut découvrir le vrai Cambodge de vivre cette expérience en famille, ne serait-ce qu’une nuit pour vraiment saisir comment vivent les gens! Je suis bien heureuse d’avoir pu vivre une telle expérience!

2 avril- Phnom Penh- Dernière journée au Cambodge

Dans la nuit du 31 au 1, je n’ai presque pas dormi. Il faisait très humide, j’avais l’impression que les moustiques étaient entrain de me dévorer, j’avais les jambes qui me fatiguaient…bref, la nuit a été plutôt courte. Vers 6h00 AM, la pluie a débuté, tout d’abord doucement, puis plus intensément. Le déjeuner était servi pour 7h00 afin que l’on quitte vers 8h. Nouille de riz, légumes et bouillon de poisson…j’ai laissé faire pour le bouillon à cette heure-là et j’ai mangé seulement les nouilles et légumes 😉 Meng a appelé le chauffeur pour qu’il vienne plus tôt comme nous étions tous prêts. Sauf que la pluie s’est intensifiée, un orage est arrivé, un vrai déluge. Encore une fois, l’eau coule du plafond de la maison, on se trouve un petit coin sec pour attendre. Finalement, la voiture arrive vers 8h15 et c’est un départ vers Phnom Penh. L’eau a déjà causé, en même pas 2 heures, l’inondation des champs de riz et des rues du village…Je n’ose même pas imaginer de quoi tout ça a l’air pendant la saison des pluies! On circule lentement, en tentant d’éviter d’arroser les passants et les gens à moto. On prends enfin « l’autoroute », comparable à nos routes secondaires. Un peu plus loin, un grave accident sur la voie inverse. Il y a des corps partout par terre…Je n’ai jamais rien vu de tel. L’ambulance est sur place mais clairement, ca en prendrait plus qu’une pour gérer la situation. Je vois encore le visages des gens au sol, qui j’espère n’étaient qu’inconscients et non morts. Mais en motocyclette par ce temps, sans casque, c’est risqué! J’espérais que notre chauffeur soit prudent pour le reste de la route.
3 heures plus tard, retour dans la grande ville, trafic, klaxons, bruits de constructions…C’est un dur retour à la réalité après n’avoir qu’entendu que des sons d’animaux ces derniers jours!

Nous avons tous très faim et MJ et moi avons besoin d’une petite pause de riz et de viande asiatique…on y va pour la pizza cochonne à quelques rues de l’hôtel et ca fait du bien! 🙂 Nous avons l’après-midi de libre, temps que l’on utilise pour prendre une BONNE douche! Oh que ca fait du bien!!!! Et évidemment travailler un peu, mettre photos et récits en ligne pour votre plus grand plaisir chers lecteurs 😉

Ensuite pour moi c’est petite sieste puis balade en ville…Balade qui ne dure pas très longtemps parce que je me rends compte que la ville n’est pas faite pour se déplacer à pieds. Pas vraiment de trottoirs, quand il y a un, les voitures ou mobylettes y sont stationnés. Après une dizaines de coins de rues, je rebrousse chemin, passe au dépanneur m’acheter une collation et reviens dans mon lit avec un bon livre!

MJ me rejoint vers 17h sur la terrasse sur le toit de notre hôtel. La vue est plutôt bien et la pluie s’est enfin arrêtée, j’en profite pour me prendre une bière et profiter de ces derniers instants en terre d’Asie.

Nous rencontrons Meng à 19h dans le lobby pour se rendre dans un restaurant typiquement asiatique puis ensuite, après avoir passé au guichet automatique retirer des $ US (parce que clairement depuis le début du voyage, nos Riel ne sont pas tant les bienvenus, et parce que s’il nous reste des $, on pourra toujours les réutiliser par chez nous!), Meng nous dépose devant l’Eclipe Sky Bar, ou plutôt, devant ce qui ressemble à une tour à bureaux. Il part rejoindre des amis et nous 2, on monte au 22 ièeme étage pour aller voir ce fameux bar avec vue sur la ville. Très belle vue en effet, bar plutôt chic quoi qu’il y a aussi des enfants. C’est clairement un endroit plus touristique ou du moins, pour les plus aisés de la société. On se prend un drink, on écoute la musique, on observe les gens et la vue, puis on rentre pour une bonne nuit de sommeil! Belle façon de terminer notre dernière soirée en Asie!

Rendez-vous à 8h00 dans le lobby de l’hôtel pour aller vers S21 (Musée du génocide de Tuol Sleng), une visite qui s’annonce chargée en émotion. Après avoir vu un camp de concentration en Allemagne l’automne dernier, je me doutais bien que visiter une des 200 prisons où les Khmer rouges ont torturé le peuple cambodgien allait me bouleverser…mais je ne m’attendais pas à l’être autant! Le tour audio de la prison (anciennement un lycée ) et les photos et histoires des victimes m’ont fait pleurer à plusieurs reprises pendant la visite. S21 était un lieu tenu secret à un point tel que personne ne savait ce qui se passait derrière ses murs, malgré sa présence en plein cœur de Phnom Penh. On y découvre toutes les atrocités faites aux intellectuels, moines, religieux, aux femmes, aux enfants, et même à quelques étrangers. Entre 12 000 et 20 000 personnes y furent emprisonnés et on ne compte que 12 survivants. Les prisonniers étaient soumis à des tortures inimaginables (et pourtant bien décrites dans l’exposition..à donner des frissons) afin de les amener à confesser leurs crimes, évidemment, crimes qu’ils n’avaient pas commis. Une fois les « aveux » écrits, c’était au « Killing Fields » de Choeung Ek que les victimes étaient amenées pour y être tué de façon barbare.

Sur le site, on visite 4 bâtiments, on entend les récits des victimes ayant survécues, on y retrouve des photos de plusieurs prisonniers, et on découvre leurs « aveux ». Ouf! Très difficile de passer au travers sans être boulversée, choquée, attristée par le sort injuste que ces personnes ont vécues. Quand je pense que certains des prisonniers étaient des Vietnamiens s’étant sauvés de leur pays à cause de la guerre pour finalement atterrir dans la prison S21 et y être torturé…c’est injuste.

Une balade en Tuktuk de 30 minutes nous amène justement au Killing Fields; une balade qui s’est déroulée dans le silence. Nous avons fait le tour rapidement de l’endroit comme beaucoup d’information donnée à S21 était relatée à nouveau à ce mémorial. Mais de voir les monticules de terres qui ont servis de dernier lieu de repos à plusieurs âmes est tout aussi bouleversant. D’ailleurs, lorsque les prisonniers y étaient amenés, ils croyaient seulement être relocalisés, ils ne pensaient pas y trouver la mort. On explique dans le tour audio que les prisonniers n’étaient pas tués par balle comme les munitions coûtaient trop cher. Ils étaient tués avec tout instrument agricole que l’on peut facilement trouver. Des femmes et enfants ont même été tué en les frappant contre un arbre, complètement horrible.

Assez parlé de toutes ces atrocités, on change d’air et on se retrouve dans un exposition d’arts! Oui oui! Le fils d’une amie de Marie-Julie est artiste Canado-Cambodgien- FONKI- et il expose justement à Phnom Penh donc nous sommes allées à l’ouverture de la galerie aujourd’hui pour le rencontrer et voir ses œuvres. Ça fait du bien de changer d’air!

Ensuite, dernier arrêt de la journée, le Palais Royal. Situé au cœur de la ville, un guide nous amène au travers les bâtiments où le roi réside toujours aujourd’hui. On en apprends plus sur l’importance de ce personnage, sur cet endroit au cœur de l’histoire et y découvre évidemment de belles richesses et vestiges du passage des Français au Cambodge. Visite intéressante quoi qu’assez courte. J’ai trouvé le palais vraiment impressionnant.

Avant de retourner à l’hôtel, on passe par un magasin de livres qui vend des cartes postales! Voyez-vous, c’est que j’avais promis à quelques personnes des cartes et je n’en trouvais nulle part depuis mon arrivée hier à Phnom Penh. Le hic c’est que maintenant, j’ai les cartes, mais pas de timbre ni endroit pour les poster…J’essaierai de le faire depuis l’aéroport ou encore depuis la Corée!

C’est donc ce soir que l’on quitte le Cambodge, avec un arrêt de 13h à Seoul demain! Plus de détails à venir sur notre escale et aussi sur mon bilan/faits saillants de cette courte, mais intense semaine ici!

3 avril- Séoul et le retour

Départ le 2 au soir très tard de Phnom Penh. Notre vol est retardé de presqu’une heure ce qui nous donne un départ en plein milieu de la nuit. Comme on s’est toujours couchée très tôt pendant le voyage, j’avoue que je cogne des clous sur mon siège d’aéroport en attendant le départ. Je dors plus ou moins dans l’avion, et à quelques minutes de l’atterrissage à Séoul, je me dis qu’une bonne nuit de sommeil à l’hôtel serait plus que chouette. Sauf que, on sait que l’aéroport de Incheon est le meilleur aéroport au monde et on y trouve beaucoup d’activités faire! A l’aller, on n’avait pas eu le temps de l’explorer…Donc allez allez, quelques petites claques dans le visage, on se réveille. On se dirige tout de suite vers le bureau de Transit Tour. Plusieurs tours gratuits sont offerts à partir de l’aéroport, d’une durée de 1h à 5h. Comme notre prochain vol est dans 12h30, on opte pour celui de 5h qui quitte vers 10h et inclus le lunch pour 10$US, ce qui nous laisse le temps de se rafraîchir un peu, prendre un café/croissant et rencontrer le groupe.

On quitte l’aéroport dans un grand autobus climatisé. Première impression sur la Corée du Sud: petite ressemblance climatique avec le nord de la Chine et le Japon…Un peu normal comme nous sommes environ à la même hauteur. L’architecture croisée en chemin vers le centre de Séoul est impressionnante, clairement, il y a de bons architectes ici! Notre guide Huyn (comme Hyundai sans le « dai) nous dit-elle!) nous parle pendant presque toute la durée du trajet mais son accent est impossible à comprendre … Je me dis qu’à l’arrivée, je vérifierai les infos sur les endroits visités! Hihi 🙂

On se dirige donc au Palais Gyeongbokgung, le plus grand Palais Royal construit en 1395 et ayant majoritairement servi pendant la Dynastie Joseon. Le palais a donc été construit avant la Cité Interdite de Beijing, mais a été détruite pendant la guerre Corée-Japon, et restaurée en 1867. Le site est énorme (et me fait justement penser à la Cité Interdite de Beijing), et la visite se déroule à la vitesse de l’éclair.Notre guide est mini et on la perd facilement de vue. Elle nous a bien avertis; « If you get loste, come back to the buse, me don’t wait for you »…ok-« e »!! Il y a beaucoup de groupes sur place et on peut facilement confondre un autre au nôtre. Difficile de prendre de belles photos sans trop de touristes mais bon, l’important c’était de voir un peu Séoul et de profiter de cette belle journée printannière en attendant notre vol.

On se rend ensuite selon le programme dans Samchedong-dong, mais selon la géolocalisation dans Insa-dong…pour manger un Bimbimpap rapide et 30 minutes de balade dans le quartier. On retrouve de belles petites boutiques, de la nourriture de rue, de petits cafés. Très chouette. Et pouf, c’est déjà l’heure de retourner à l’aéroport à presque  45 minutes de là! Je dors une grande partie du chemin du retour.

A l’aéroport, direction départs internationaux! Notre long vol Séoul- Toronto nous attend et on croise les doigts très forts pour avoir encore la chance d’être surclassée!

On se rend jusqu’à notre porte d’embarquement puis on patiente, espérant entendre notre nom avant le départ. Quelques minutes avant l’embarquement, on se risque d’aller demander à la dame (qui avait déjà nos noms sur la liste des upgrades potentiels) si finalement il était possible de changer nos sièges….EH OUI!!! On nous upgrade en business class, la classe .

LA VIE, LE REVE, LA GRANDE CLASSE! Oh mon dieu! Je ne sais plus combien de fois j’ai prononcé ces mots une fois à bord (tout en gardant un air détaché- faudrait pas avoir l’air trop fo-folle non plus!). On rêve tous un jour d’avoir la chance d’essayer la classe affaire (appelé aussi première classe selon le type d’appareil) et j’avais ma chance aujourd’hui, et pour un vol de 13h en plus! L’espace est immense, le siège s’ajuste de différentes façons jusqu’à en faire une couchette, oreiller méga confortable, grande couverture, bulles, alcool à volonté (quoi que je n’en ai pas abusé, j’étais très fatiguée), écran de télévision & manette,écouteurs éliminant les bruits ambiants,  nourriture délicieuse dont un souper 4 services et un déjeuner de style brunch, sans compter les collations à volonté. WOW! La grande vie! J’ai dormi sûrement au moins 6-7h sur le vol, vous dire comment c’était confortable. Merci Air Canada!!!!!! Un jour, vous devrez essayer ça vous aussi, plus jamais un long vol ne sera le même pour moi! :p

Arrivée avec un peu de retard à Toronto, ça nous laisse environ une heure pour passer les douanes, récupérer nos bagages, remettre nos bagages sur la courroie, repasser la sécurité et se rendre à notre porte d’embarquement! 45 minutes plus tard, on atterrit à Montréal. Ma marraine ET mes parents (surprise!) sont là et m’attendent à la sortie. Je suis complètement éveillée, il est 22h30 et je n’arrête pas de parler de raconter mon voyage à ma famille (qui eux, aimeraient bien aller se coucher! haha).

Je vous promets très bientôt un bilan et faits saillants de mon voyage! Pour l’instant, je dois aller dormir un peu comme je retourne au boulot à la première heure demain matin!! Merci d’avoir fait ce voyage avec moi!

Pour voir les vidéos tournées par Taxi-Brousse pendant notre voyage, c’est par ici!